Le prophète Med (saw)
Ses qualités
Le Prophète (saw) a le plus parfait et et le plus noble caractère parmi ses créatures
Il (-) a dit: {Et certes tu es marqué d'une noblesse de caractère immense.} (68/4)
De même, le Prophète (saw) a dit : "Mon Seigneur m'a éduqué et l'a (donc) fait de bonne manière".
Il (saw) a dit aussi : "J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères".
Il doit donc être pris comme exemple dans Ses qualités
Il a dit aussi {Il y a pour vous en l'Envoyé d'Allah un exemple excellent …} (33/21)

Témoignages de non-musulmans à son sujet
George Bernard Shaw a dit : "Je le crois que si un homme comme lui devait assumer la dictature du monde moderne, il réussirait à trouver des solutions aux problèmes tout en apportant la paix et le bien-être tant désirés. L'Europe commence à être séduite par les principes de Muhammad. Dans le siècle à venir, elle pourrait aller jusqu'à la reconnaissance de l'utilité de ces principes pour régler ses problèmes."

Lamartine, dans son long tribut au Prophète (saw) a écrit : "Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n'importe quel grand homme de l'histoire moderne à Muhammad".

Gandhi écrivit ceci à propos du Prophète de l'Islam : "Je deviens plus convaincu que jamais que ce n'était pas par l'épée que l'Islam s'est fait sa place à l'époque. C'était la profonde simplicité, l'auto-effacement prononcé du Prophète, la scrupuleuse application des engagements, son intense dévotion envers ses amis et fidèles, ainsi que son intrépidité, son courage et sa confiance absolue en Dieu et en sa mission. C'est grâce à tout cela, et non à cause de l'épée, que tous les obstacles ont pu être surmontés".
Le savoir-vivre du Prophète (saw)
Il ne suivait, ni ne fixait les choses du regard pesant. Le coup d'œil rapide était chez lui le plus courant et son regard vers le sol était plus long que celui vers le ciel.
Quand il marchait avec ses compagnons, il ne les devançait pas et saluait le premier, celui qu'il rencontrait.
Il parlait avec le "summum du langage" (*). Sa parole était distincte, sans verbiage ni brièveté, selon le besoin. Car cela fait partie de la sagesse. (Et car) il disait : "Parmi la bonne façon qu'a la personne de pratiquer l'islam, il est pour elle de laisser ce qu'il ne la regarde pas". Il disait aussi : "Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise".
Il articulait bien ses mots pour se faire entendre et comprendre. Il ne parlait pas inutilement et avait de longs silences.
Il était souvent sujet à la tristesse et constamment dans la réflexion. Facilement abordable, ni hautain ni banal. Il exaltait le bienfait, si minime soit-il, sans critique ni flatterie.
Le manque d'un avantage matériel ne le met pas en colère. Par contre, lorsqu'il s'agit de la vérité et du droit, sa colère est indomptable et il devient intransigeant jusqu'à la victoire. Mais, pour sa propre personne, il ne s'emportait, ni ne se vengeait.
S'il se fâchait, il se détournait, et s'il se réjouissait, il abaissait le regard. Le plus souvent son rire était un sourire, laissant voir des dents blanches comme neige.
Quand il parlait ou saluait ou demandait la permission d'entrer, il le répétait trois fois, pour être mieux entendu et compris. Le devoir qu'il avait de transmettre la religion, l'incitait à le faire.
Il s'associait à la discussion courante avec ses compagnons. S'ils discutaient des choses de la vie, de la vie dernière, de nourriture ou de boisson, il le faisait avec eux.
En s'asseyant, il dressait les genoux et les entourait des mains. Et s'il s'asseyait pour manger, il dressait la jambe droite et s'asseyait sur la gauche.
Il ne critiquait jamais une nourriture qu'on lui présentait. Si elle lui plaisait, il en mangeait, autrement il la laissait.
(*) "summum du langage" : [jawâmi' al-kalim] : donner en peu de mots la plus grande utilité par la richesse des significations, la facilité à être compris, la maîtrise de la langue…
La noblesse de caractère du Prophète (saw)
Dans le hadith authentique, on cite : "Les plus nobles en caractère parmi les croyants sont les plus accomplis dans la foi".
"Parmi ceux que j'aime le plus parmi vous et qui seront les plus rapprochés de moi le jour de la résurrection, sont ceux qui ont les nobles caractères".
"Qu'est-ce que la piété", lui demanda-t-on ? "C'est le bon caractère", répondit-il.
On l'interrogea aussi sur les actions les plus méritoires. Il dit : "La noblesse de caractère".
De ce fait, avoir un bon caractère vaut mieux que posséder or et argent. La voie pour cela est de prendre exemple de l'Apôtre, grâce et salut sur Lui.
La générosité du Prophète (saw)
Sa générosité était proverbiale. Jamais il ne refusait de donner ce qu'on lui demandait, s'il le possédait.
Un homme le voyant porter un habit, le lui demanda. Le Prophète (saw) rentra chez lui, l'ôta et le lui remit.
D'après Jaber ben 'AbdAllah (*) : "L'Envoyé d'Allah n'a jamais répondu par non à une demande". (al-Boukhâri, Mouslim)
Anas Ben Malik dit quant à lui : "Jamais l'Envoyé d'Allah n'a été sollicité de donner une chose dans (l'intérêt) de l'islam qu'il ne l'ait octroyée".
Un homme lui demanda (quelque chose). Il lui donna alors un troupeau de moutons entre deux montagnes. L'homme revint auprès des siens et leur dit : "O gens ! Entrez dans l'islam, car Mohamed fait des dons de celui qui ne craint pas le besoin".
Ainsi, il arrivait qu'un homme vint au Prophète (saw) ne recherchant qu'un bien terrestre, mais le soir venu, sa religion lui était plus chère que toute la terre et ce qu'elle contient.
Interrogé sur la libéralité du Prophète (saw), Ibn 'Abbâs (*) répondit : "Le Prophète d'Allah était le plus généreux des hommes, particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l'Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique". (al-Boukhâri et Mouslim)
On lui apporta une somme de quatre vingt dix mille dirhams qu'on versa sur une natte. Il se mit à la partager et aucun solliciteur ne fut exclu jusqu'à qu'il en eût fini.
Il donna à al-'Abbâs (*) en or ce qu'il ne puit porter.
A Mou'awwad ben 'Afrâ, qui lui dit don de dattes et de courges, il remplit la main en bijoux et en or.
Un homme vint lui demander l'aumône.
- "Je n'ai rien avec moi, lui répondit-il, mais va acheter à crédit à mon nom et s'il nous vient quelque chose, nous le rembourserons".
La magnanimité du Prophète (saw)
Il s'agit de la maîtrise de soi au point de ne rien montrer en paroles ou en actes, de désagréable, au moment de la colère.
Lorsque le Prophète (saw) fut blessé à la bataille d'Ouhoud et que la maille de son casque s'enfonçait dans sa chair, il dit : "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas". C'est là le haut degré de magnanimité et de patience.
Quand Dhou elKhoweyçira lui dit : "Sois équitable, car ce partage n'est pas fait en vu d'Allah! " Il fit alors preuve de patience à son égard et lui dit : "Qui donc sera équitable si je ne le suis pas ? ". Il ne le punit pas, ni permit à ses compagnons de le faire.
Un bédouin le tira brutalement par son habit, en lui laissant des traces au cou et lui dit : "Charge mes deux chameaux que voici, du bien d'Allah que tu as. Tu n'auras pas chargé alors de ton bien ou du bien de ton père !"
Il fut magnanime à son égard et lui répondit uniquement : "Le bien est le bien d'Allah et je suis son adorateur. Et il peut être demandé réparation, ô bédouin, de ce que tu m'as fait".
"Non, (il n'en sera rien)" dit l'homme".
"Pourquoi", reprit le Prophète (saw)
"Parce que tu ne rends pas le mal par le mal" répondit-il !
Le Prophète (saw) rit et ordonna de lui charger un chameau d'orge et l'autre de dattes.
On n'a jamais rapporté que le Prophète (saw) s'est vengé pour un outrage personnel, ou battu un domestique ou une femme. A ce sujet, 'Aicha (**) dit : "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (saw) faire front pour réparer une injustice contre lui-même, sauf pour une transgression envers Allah. Et jamais, il ne leva la main sur quelqu'un, sauf au combat dans la voie d'Allah. Il n'a jamais frappé de domestique ni de femme".
Zeyd ben Sa'na, un savant juif de Médine vint au Prophète (saw) exiger sa créance. Il lui tira l'habit de son épaule, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté :
"Vous, les Beni 'AbdelMottalib, vous atermoyez vos dettes !" 'Omar (*) alors, le réprimanda et durcit le ton. Le Prophète (saw) sourit et lui dit : "Moi et lui, nous avions plus besoin d'autre chose de ta part, ô 'Omar : que tu me recommandes de bien régler ma dette, et que tu lui recommandes de réclamer son dû de bonne façon". Puis il ajouta : "Il reste (en fait) au terme (de la dette) trois (jours)". Et il ordonna à 'Omar de le payer et de lui donner en plus vingt mesures " çâ ", pour l'avoir effrayé.
Ce fut la cause de l'entrée à l'islam de cet homme qui disait : "Il ne manquait aucun signe parmi les signes de la prophétie de Mohamed (saw), que je ne reconnus, sauf deux : sa magnanimité prime sa colère et le surplus d'emportement aveugle ne fait qu'ajouter à sa magnanimité. Ainsi, je l'éprouvai avec cette histoire "de dette"". Et il le trouva alors, tel que décrit (dans les anciens livres)
La clémence du Prophète (saw)
C'est la renonciation à la réparation d'une offense subie par soi-même alors qu'on a le droit et le pouvoir de le faire.
'Aicha (**) dit : "l'Envoyé d'Allah (saw) ne fut placé devant deux possibilités sans qu'il ne choisisse la plus simple, tant qu'elle n'était pas un pêché. Si c'était un pêché, il en était le plus éloigné. Il n'a pas tiré vengeance pour lui-même, sauf s'il s'agissait d'une transgression à l'égard d'Allah, le Très Haut. Il le faisait alors en vu d'Allah".

Lors d'une expédition , alors que le Prophète (saw) faisait la sieste seul, à l'ombre d'un arbre, Ghawrath ben Hârith vint pour le tuer, jusqu'à ce qu'il le vit debout devant lui, l'épée dégainée.
"Qui peut te sauver de moi, lui dit l'homme ?"
"Allah", lui répondit le Prophète (saw).
L'épée tomba soudain de la main de l'agresseur. Alors l'Envoyé d'Allah (saw) s'en saisit et lui dit: "Qui peut te sauver ?" "Sois le meilleur redresseur", lui dit Ghawrath. L'Apôtre lui accorda son pardon et le laissa partir. L'homme retourna auprès des siens. "Je reviens de chez le meilleur des hommes", leur dit-il !
Lors de l'entrée de la mosquée sacrée, au matin de la Victoire, il trouva les grands personnages de Qoreych, têtes basses, attendant la sentence de l'Envoyé d'Allah (saw), victorieux sur eux. Il dit alors :
"Peuple de Qoreych ! Qu'attendez-vous que je fasse avec vous ?"
"Un frère généreux, fils d'un frère généreux", répondirent-ils !
"Allez, vous êtes libres", dit-il alors ! Ainsi, il leur pardonna, après tous les torts qu'ils lui firent subir ainsi qu'à ses compagnons. Il n'a ni réprimandé, ni battu, ni tué.

Labid ben al-A'çam le juif, pratiqua contre lui une sorcellerie. La révélation descendit à ce sujet (l'informant). Il lui pardonna et ne le poursuivit pas. Il n'est même pas rapporté qu'il le blâma de quelque blâme que ce fût.

Sur le chemin de Médine, lors de son retour de Taboûk, les hypocrites complotèrent contre sa vie. Il le sut. On lui suggéra, alors contre eux (des sanctions). Cependant, il leur pardonna et dit : "On n'aura pas à dire que Mohamed tue (ce qui paraît pour les infidèles être) ses compagnons !"

Un homme vint pour attenter à sa vie et fut découvert. Ses compagnons dirent : " Il est venu pour te tuer ! " L'homme trembla de peur. "N'aie rien à craindre, n'aie rien à craindre, lui dit-il. Et si même tu l'avais voulu, tu n'aurais pu m'atteindre". En effet, Allah l'informa qu'il était protégé contre les hommes. Il lui pardonna, alors que celui-ci avait voulu le tuer. Bénédiction et salut de Dieu soient sur lui, sa famille et ses compagnons.
Le courage du Prophète (saw)
Noble qualité, surtout lorsqu'il est aussi dans l'esprit et le cœur, et que son auteur est un homme de foi et de science. Celui du cœur, fait que l'homme ne craint pas ce qui est redouté d'habitude. Il brave résolument ce qui menace.
Celui de la raison, est de persévérer dans sa conviction sans appréhender les conséquences, tant qu'il Combats apparaît qu'elle est vraie et juste.
Le Prophète (saw) était le plus courageux des hommes. Jamais, on n'a vu de semblable. Ainsi, Allah le Très Haut le chargea de mener le combat (même) seul: {dans le chemin d'Allah, tu n'es chargé que de ta personne, et encourage les croyants à combattre …} (4/84)

'Ali ben Abou Talib (*), connu pour son héroïsme exemplaire, dit : "Quand la bataille fait rage et que les faces rougissent (de colère), nous nous retranchions derrière l'Envoyé d'Allah (saw)".

A Ouhoud, lorsque les combattants battirent en retraite et que les plus braves furent désespérés, le Prophète (saw) fit front fougueusement jusqu'à ce que ses compagnons revinssent l'entourer et combattre autour de lui, jusqu'à la fin de la bataille.

A Hounayn, ses compagnons furent mis en déroute par l'ennemi qui leur tendit les embuscades. L'Apôtre d'Allah (saw) resta seul sur le champ de bataille. Au dos de sa mule, il disait alors : "Je suis l'Apôtre en vérité (lâ kadihb), je suis fils de 'AbdelMottalib ! "
Il ne cessa de se battre et appelait les croyants : "Vers moi, serviteurs d'Allah… !"
Ses compagnons reprirent le combat et infligèrent une défaite immédiate à l'ennemi.
A la bataille d'Ouhoud, en plein combat, le damné Obey ben Khalaf s'écria : "Où est Mohamed ? Que je périsse si je ne le tue pas !" Il fonça à cheval en direction du Prophète (saw). Des hommes parmi les musulmans lui barrèrent le chemin.
"Laissez lui la voie", leur dit l'Envoyé d'Allah !
Puis, se saisissant de la lance à la main d'al-Hârith ben çamma, il s'élança brusquement d'entre ses compagnons qu'ils en furent désespérés, tels les poils du chameau lorsqu'il s'agite. Puis, lui faisant face, il le transperça largement au cou. Obey tomba soudainement de son cheval, au sol, en hurlant : " Mohamed m'a tué ! " Il mourut à Sarif, au retour à la Mecque avec l'armée Qoreychite.
Les Médinois furent mis en émoi, une nuit, par des cris et se dépêchèrent vers la source du bruit. Mais le Prophète (saw) était déjà de retour et les avait déjà devancés. Il était parti immédiatement s'en enquérir, l'épée au cou, monté sur un cheval descellé appartenant à Abou Talha. " N'ayez crainte, leur dit-il ! "
Sur cela, Anas ben Mâlik dit : "Le Prophète (saw) était le meilleur des hommes". Puis, Anas, rapporta l'épisode.
'Omrân ben Hosayn (*) atteste, et il est véridique : "L'Envoyé d'Allah (saw) ne rencontra une troupe ennemie qu'il ne fût le premier (d'entre nous) à frapper".
La patience du Prophète (saw)
Qualité par laquelle on maîtrise son âme à persévérer dans l'obéissance à Allah, à s'abstenir de Lui désobéir et à accepter Ses arrêts sans emportement ni mécontentement. Ceux sont là, les trois domaines où doit se manifester la patience. C'est une qualité des plus noble, qu'il faut s'efforcer d'acquérir et à laquelle on s'habitue petit à petit.
Durant sa mission, qui dura vingt trois ans, le Prophète (saw) fit preuve d'une grande patience, sans s'alarmer ni se lasser de transmettre le message qui atteignit les horizons qu'Allah a voulus.
Il a également supporté les mauvais traitements des Qoreychites : ils l'ont frappé, jeté sur son dos (lors de sa prière) l'enveloppe fœtale d'un chamelon. Ils l'ont mis en quarantaine trois ans, avec les Beni Hâchem, dans le vallon d'Abou Talib, l'ont condamné à mort et envoyé des hommes pour l'exécuter.
Mais Allah le protégea.
Tout cela ne l'a pas ébranlé, il continua sa mission et diffusa la religion au proche et à l'éloigné.
Sa patience, l'année de la peine, où mourut Khadidja, l'épouse chère et Abou Talib, le défenseur dévoué. Tout cela ne l'abattit pas ni ne l'affaiblit.
Sa patience apparut lors des batailles, telles que Badr, Ohod, le Fossé, la prise de la Mecque, Honeyn, Taef, Taboûk…

Lors de ces batailles, le Prophète (saw) ne faiblit pas, ni ne fléchit, ni perdit le moral et cela durant dix ans sans relâche.
Sa patience face au complot des juifs à Médine, et de leur attisement des arabes en coalition, pour venir au bout de lui et de sa mission..
Il supporta patiemment la faim et quitta ce monde sans avoir été rassasié de pain d'orge, deux fois en un jour.
En face de telles épreuves, il ne faiblit pas et ni sa noblesse, ni son honneur ne furent atteints.
Mais Allah a préservé le Prophète (saw). Il l'a doté de patience, l'a réconforté, l'a protégé et fortifié pour accomplir sa mission et faire de lui un exemple pour tous les hommes. Que le salut et la bénédiction d' Allah soient sur lui.

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DONS