Le prophète Med (saw)
Période médinoise
L'arrivée du Prophète (saw) à Médine
D'après al-Bara (P.A.a) : "Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) arriva. Je n'avais jamais vu les habitants de Médine aussi contents. Même les enfants n'avaient plus qu'un seul mot à la bouche : voici venir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui)" (al-Boukhari, 4560).

Tout Ansâr espérait recevoir le Prophète (saw) chez lui. Ils interrompirent à plusieurs reprises le cours de sa monture. Et le Prophète leur répondit par ces termes: "laissez-la, elle est ordonnée". La chamelle poursuivit son cours jusqu'à s'arrêter dans une cours devant la maison de Abou Ayyoûb.

Abou Ayyoûb s'en réjouit à l'extrême. Il ses précipita à accueillir le Prophète ; emporta ses effets personnels comme s'il portait les trésors de la terre et il se lança vers sa maison.

Celle si se composait de deux étages, le Prophète (saw) en choisit le plus bas pour être accessible à ses Compagnons. Mais Abou Ayyoûb ne put supporter d'être au-dessus du Prophète et lui fit part de son souci. Après plusieurs épisodes qui montrant à quel point celui-ci respectait le Prophète et l'aimait, il parvint à le convaincre de monter au premier étage.

Le Prophète resta chez Abou Ayyoûb pour quelque mois jusqu'à ce furent bâties sa mosquée et les chambres d'alentours.

Quand les musulmans de Médine apprirent que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait quitté la Mecque, ils se rendirent chaque matin à la Harra et l'attendaient jusqu'au moment de l'intensité de la chaleur de la journée puis ils rentraient chez eux. Un jour ils rentraient après une longue attente quand, arrivés chez eux, ils furent alertés par un juif qui était monté sur une forteresse pour chercher une affaire. Car il aperçut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons tout de blanc vêtus et il ne put s'empêcher de crier à tue-tête : « ô peuple arabe ! Voici votre chance que vous attendiez ». Les musulmans se saisirent de leurs armes et allèrent accueillir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) à l'entrée de la Harra… Il s'orienta avec eux vers la droite et s'installa dans le campement des Bani Amr ibn Awf au cours d'un lundi du mois de Rabï al- awwal .. ; Abou Bakr se mit debout devant les gens tandis que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) restait assis .. Quand les rayons du soleil atteignirent le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr étendit son pagne pour l'en protéger et s'est alors que les gens reconnurent le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci resta au sein des Bani Amr ibn Awf un peu plus de dix nuits et fonda la première mosquée bâtie sur une base de piété et y effectua une prière. Et puis, il se réinstalla sur sa monture et les gens marchèrent à ses côtés jusqu'à ce que sa chamelle se couchât à l'emplacement de son (actuelle) mosquée à Médine. Des musulmans l'utilisaient comme lieu de prière, mais, auparavant, le terrain avait appartenu à Sahl et Souhayl qui y exposaient des dattes à sécher. Ces deux garçons étaient des orphelins pris en charge par As'ad Ibn Zouara… Quand la chamelle se coucha, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « C'est ici le campement, s'il plaît à Allah ». Et puis il fit convoquer les garçons et leur demanda de lui vendre le terrain. Et ils lui dirent : « non. Nous vous l'offrons, ô messager d'Allah ! » Celui-ci refusa de l'accepter comme un cadeau ; il l'acheta et se mit à y construire sa mosquée. Il portait des briques comme les autres et disait :
Cette charge n'est pas comme celle de Khaybar
C'est bien meilleur et plus pur, ô notre Maître !
Il disait aussi :
Mon Seigneur ! La vraie récompense est celle de l'Au-delà
Accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux immigré.

Il paraphrasait un poète musulman dont l'identité ne m'a pas été révélée… Ibn Shihab poursuit : aucun autre hadith ne nous apprend que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ait cité un vers autre que celui-là » (rapporté par al-Boukhari, 3906).
Batailles
La bataille de Badr (2 H ; 55 ans)
La grande conquête de Badr a eu lieu le vendredi 17 Ramadan de l'an deux de l'Hégire.
Les causes de cette bataille
Comme les mecquois représentaient un danger permanent, à cause de leur puissance militaire, il était indispensable pour les musulmans de trouver des moyens préventifs afin d'essayer de les affaiblir. C'est dans cette optique que le Prophète (saw) décida de mener une petite expédition militaire contre une caravane commerciale dirigée par Abou Soufiane, et ce justement, afin de porter un coup à la puissance économique (et donc, à la puissance militaire) des infidèles mecquois. Il est important de noter que, lorsque les musulmans quittèrent Madinah, ils ne s'imaginaient pas du tout qu'ils allaient être entraînés dans une véritable guerre et ne s'étaient donc pas préparés à cette éventualité. L'armée musulmane
Le Prophète (saw) était à ce moment accompagné de trois cent treize Compagnons (*): soixante dix-sept émigrés de Makkah et deux cent trente six habitants de Médine.
L'armée musulmane avait en tout et pour tout six cottes de mailles, huit épées, deux chevaux et quelques soixante dix chameaux, que les soldats devaient se relayer pour monter.

De la caravane à l'armée
Alors que les Compagnons (saw) se dirigeaient vers la caravane, Abou Soufiane fut informé de leur expédition. Il dépêcha un homme à Makkah afin qu'il aille alerter les Qouraïchites du danger qui guettait leur caravane et leurs biens. En apprenant cette nouvelle, ces derniers s'empressèrent de former une solide armée, dans le but d'en finir une bonne fois pour toute avec les musulmans. Le groupe des infidèles, avec à sa tête Outba Ibn Abi Djahal, comptait pas moins de neuf cent cinquante soldats parfaitement armés, cent chevaux et sept cent chameaux. Ils s'étaient préparés pour une bataille de grande envergure.
En prenant connaissance de cela, le Prophète (saw) consulta ses Compagnons (*) afin de décider de la conduite à suivre. Ceux-ci décidèrent à l'unanimité de faire face à cette armée, pourtant supérieure à la leur, et ce, à tous les niveaux: en nombre, en équipement, en expérience et même en préparation.
Entre temps, la caravane de Abou Soufiane réussit à s'échapper et à se mettre à l'abri.

Le début de la bataille par des combats singuliers
D'après Abou Dhar (qu'Allah soit satisfait de lui), Qays ibn 'Ubâd a dit: J'ai entendu Abou Dhar jurer que ce verset: {Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur} fut révélé au sujet de ceux qui, le jour de Badr, sortirent des rangs pour combattre en combat singulier, à savoir: Hamza, 'Alî, 'Ubayda ibn Al-Hârith, 'Utba, et Chayba tous deux fils de Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Utba. (Mouslim n°5362)

Pendant la bataille
{Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous a exaucés : Je vous aide d'un millier d'anges déferlants par vagues successives. Allah a fait que cela soit pour vous une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part de Allah, Allah est puissant et sage.} (9/9-10)
D'après Ibn Djourayh, Ibn Abbas (*) a dit : "Au cours de la bataille de Badr, Iblis se présenta à la tête de ses soldats, drapeau à la main, pour apporter son soutien aux polythéistes. Il fit croire à ces derniers que personne ne pouvait les vaincre et leur fit savoir qu'il était leur protecteur. Quand les belligérants se rencontrèrent et que Satan se rendit compte que les anges étaient venus en renfort, il prit la fuite en disant : "je vois ce que vous ne voyez pas ..."". (tafsir d'Ibn Kathir, 2/318).
{Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à Vos yeux, de même qu'Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est a Allah que sont ramenées les choses.} (8/44)

Resultat de la bataille
Soixante dix infidèles furent ainsi tués, soixante dix autres furent fait prisonniers. Au sein de l'armée musulmane, seules quatorze personnes furent martyrisées (*).
La bataille des Bani Qaynouqa' (2 H ; 55 ans)
Les juifs de Bani Qaynouqa' déshabillèrent une musulmane.
Le samedi 15 du mois de Chawwal de l'an 2 de l'Hégire, le Prophète (saw) vint à la tête de ses soldats assiéger les fortins des Juifs (...) Le siège dura 15 jours. Dieu sema la terreur dans les coeurs des Juifs et ils furent contraints d'accepter le jugement du Messager (saw) quant à leurs vies, leurs biens, leurs femmes et leurs enfants; et ils furent ligotés.
C'est à ce moment que Abdullah fils d'Ubayy fils de Salul s'acquitta de son rôle d'hypocrite, intercédant en faveur des Juifs en prétextant de l'ancienne alliance qui les liait à sa tribu les Khazraj.
Il dit à L'Envoyé de Dieu (saw) "Ô Muhammad ! Traite bien mes confédérés".
Voyant que le Prophète (saw) ne lui répondait pas, il réitéra sa requête, le Prophète (saw) se détourna de lui; Abdullah fils d'Ubayy le saisit alors par sa cotte de mailles, le Prophète saw, dont le visage devint pourpre de colère, lui ordonna de le relâcher, mais il refusa, en disant : "Par Dieu ! Je ne le ferai que lorsque tu me promettras de bien traiter mes confédérés ; quatre cents hommes sans arumure et trois cents pourvus d'armure qui m'ont protégé contre tout le monde. Tu veux les tuer en une seule matinée ? Par Dieu ! Je suis un homme qui craint les revers de la fortune!"

L'Envoyé de Dieu (saw) traita avec égard Abdullah fils d'Ubayy qui n'avait fait semblant d'être musulman que depuis un mois. Il lui accorda sa requête, mais exigea que le départ des Beni Qaynuqa loin de Médine ; ces derniers allèrent s'établir en Syrie, mais la plupart d'entre eux périrent.
L'Envoyé de Dieu (saw) saisit tous leurs biens qu'il distribua entre les combattants musulmans après en avoir mis de côté un cinquième.
La bataille d'Ouhoud (3 H ; 56 ans)
Les causes de cette bataille
Les Mecquois étaient déterminés à se venger de leur défaite à Badr. Leurs femmes ne pouvaient pas accepter que leurs braves champions aient été si facilement vaincus par les Musulmans, et elles se moquaient de la faiblesse de leurs hommes. Abou Soufiyane voulait garder la colère des gens vive et il interdit tout deuil tant qu'ils n'auraient pas entièrement vengé leurs camarades tués. Les sentiments des gens étaient nourris encore plus par certains Juifs qui composaient des poèmes les incitant à la guerre.
Lorsque le Saint Prophète (saw) bloqua les routes aux caravanes Koraïchites vers l'Irak, ce fut la goutte de trop! Les chefs Mecquois décidèrent qu'ils avaient à présent assez de raisons pour s'attaquer aux Musulmans. Les commerçants Koraïchites auraient à nouveau accès aux routes si les Musulmans étaient vaincus ; ils acceptèrent donc de payer toutes les dépenses pour la guerre.

La préparation des ennemis
Abou Soufyân parvînt ainsi à préparer une importante armée de 700 hommes en armures, 3 000 soldats sur chameaux, une cavalerie de 200 hommes et un groupe de fantassins. Cette armée se mit en marche vers Médine et campa au pied des collines d'Ouhoud, le 5 Chawwal 3 H

Le voyage à la rencontre de l'ennemi
Le Saint Prophète (saw) était mis au courant des intentions des Koraïchites par son oncle Abbass qui résidait à la Mecque. Après consultation des Musulmans, il décida de faire face à l'ennemi en dehors des limites de la ville de Médine.
Le Saint Prophète (saw) accompagné de 1 000 hommes se mit donc en route vers Ouhoud à 5 Km de Médine.

L'armure du Prophète (saw)
L'armée du Prophète (saw) forte de son millier de musulmans, s'arrêta à Shaykhan, à mi-chemin entre Médine et Ouhoud. Le soleil avait entamé sa descente vers l'horizon. Le Prophète (saw) descendit de son coursier Sakb. Il était habillé pour la bataille. Un turban entourait son casque. Il portait un pectoral sous lequel se trouvait une cotte de maille attachée par la sangle de cuir d'un glaive. Un bouclier protégeait son dos et à son flanc pendait son épée.

Les hypocrites rebroussement chemin
Abdoullah Oubay, qui prétendait vouloir se battre à Médine, déserta l'armée Musulmane avec 300 de ses hommes.
Il prétexta que le Saint Prophète (saw) avait écouté les plus jeunes plutôt que de l'écouter, lui. Il ne restait au Saint Prophète que 700 hommes. Seuls 100 d'entre eux portaient une armure et ils n'avaient que 2 chevaux en tout.

La découverte avant le combat de huits enfants dans les rangs des musulmans
Lorsque le soleil fut couché, Bilâl (que la paix soit sur lui) appela à la prière et ils prièrent. Le Prophète (saw) passa une dernière fois ses troupes en revue. C'est alors qu'il remarqua la présence au milieu de ses hommes de huit garçons qui malgré leur jeune âge aspirait à prendre part au combat. Parmi eux Ousama ibn Zayd et Abdullah ibn 'Omar (que la paix soit sur lui), tous deux âgés de treize ans. Le Prophète (saw) leur ordonna de retourner immédiatement chez eux. Toutefois deux des garçons montrèrent qu'ils étaient des combattants accomplis et furent autorisés à accompagner l'armée à la bataille de Ouhoud alors que les autres étaient renvoyés dans leurs foyers.

La préparation mentale
Le Saint Prophète (saw) avait conscience que les Musulmans seraient inquiets d'être surpassés en nombre par le camp ennemi; c'est pourquoi il renforçait leur moral en leur disant: "C'est une tâche difficile que de combattre l'ennemi, et seuls ceux qui seront guidés et soutenus par Allah resteront inébranlable. Souvenez-vous qu'Allah est avec ceux qui L'obéissent, tandis que Satan est le compagnon de ceux qui Le désobéissent. Restez fermes au Djihad et profitez-en pour bénéficier des bénédictions promises par Allah. Nul ne mourra dans ce monde tant qu'Allah ne l'aura pas décidé". Il leur dit ensuite de ne pas commencer la bataille tant qu'ils n'auront pas reçu l'ordre de se battre.

La disposition des troupes
Le Saint Prophète (saw) se mit à préparer son armée à l'attaque. 50 archers étaient flanqués entre deux collines d'Ouhoud afin de veiller à l'armée contre toute attaque par l'arrière. Ils avaient reçu l'ordre strict de ne quitter leurs postes sous aucun prétexte, quel que fût le dénouement de la bataille.

Le martyr de ce compagnon
Jâbir (que la paix soit sur lui) rapporte: "Quelqu'un a demandé au Prophète le jour de la bataille de Ouhoud: où serais-je? si je suis tué au service de Dieu.
- "au Paradis", lui répondit le Prophète (saw).
Il jeta aussitôt les quelques dattes qu'il avait à la main, et se lança dans la mêlée jusqu'à ce qu'il fût tué". (al-Boukhâri, Mouslim)

Le Prophète (saw) propose son sabre
Selon Anas (que la paix soit sur lui), le Messager de Dieu (saw) prit un sabre le jour de la bataille de Ouhoud et dit: "Qui prend ce sabre de ma main?" Ils tendirent leurs mains, chacun d'eux disant: "Moi, moi!"
Il dit: "Qui veut le prendre en en payant les prix?"
Les gens s'abstinrent alors et seul Abou Doujâna dit: "Moi je le prends en en payant le prix". Il le saisit donc et brisa avec lui les crânes des idolâtres. (Mouslim)

La fuite des Mecquois
Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.

Le revers de situation après la désobéissance au Prophète (saw)
Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.
Ce fut à ce moment-là que les Musulmans commirent une grossière erreur qui leur coûta beaucoup: au lieu d'obéir au Saint Prophète (saw) et de poursuivre l'ennemi en dehors du champ de bataille, ils déposèrent les armes et se mirent à ramasser le butin.
Pensant que la bataille était finie, la majorité des archers bloquant le passage vers les collines quittèrent leurs postes pour ramasser le butin, malgré les ordres de leur chef.
Un des commandants Mecquois, Khalid bin Walid, fuyait lorsqu'il saisit l'opportunité d'attaquer les Musulmans par l'arrière. Il rassembla ses hommes et lança une furieuse attaque par l'arrière.
Les Musulmans furent tellement surpris qu'ils ne savaient plus que faire. Dans la confusion, leurs rangs furent désordonnés. Les Mecquois qui s'étaient retirés se rassemblèrent à nouveau pour une attaque frontale.

La fausse rumeur de la mort du Prophète (saw)
Cela continua ainsi jusqu'à ce qu'un Musulman voie le Saint Prophète (saw) et se mit à hurler le plus fort possible que le Prophète était encore en vie.

La fuite des musulmans et le courage de Aicha et Oum Soulaym (que la paix soit sur elles)
Anas (que la paix soit sur lui) rapporte : "Le Jour de Ouhoud, les Musulmans prirent la fuite, abandonnant le Prophète (saw)…J'ai vu 'Aicha Bint Abî Bakr et Oumm Soulaym : elles avaient retroussé leurs jupes, et je voyais les bracelets de leurs chevilles. Elles sautaient, portant des outres, qu'elles vidaient dans les bouches des Musulmans ; puis elles retournaient les remplir, et revenaient les vider encore dans les bouches des Musulmans…". (al-Boukhâri, Mouslim)

Les attrocités des mécréants
Les forces Mecquoises avaient retourné la situation mais ils étaient trop épuisés pour pouvoir profiter de leur avantage en attaquant Médine ou en faisant descendre les Musulmans des hauteurs des collines d'Ouhoud. Ils satisfirent leur désir de vengeance en commettant des atrocités à l'égard des blessés, leur coupant les oreilles, le nez et mutilant ainsi leurs corps. Le brave Hamza faisait partie de ces martyrs. Hind, la femme d'Abou Soufyân lui arracha le foie qu'elle mâcha.

Le bilan de la bataille
Dans cette bataille, 70 Musulmans furent martyrisés et 70, blessés. Les Mecquois perdirent 22 guerriers.
La bataille de Dhât Ar-Riqa' (4 H ; 57 ans)
En l'an 4 de l'hégire, les signes précurseurs de trahir l'Etat musulman apparaissent de la part des tribus de la région Najd. Dès l'abord, l'armée musulmane, dirigée par le Prophète (saw), sortit vers le but de combattre les tribus de Muhârib et de Banû Tha`laba. Allah, l'Exalté, jeta la peur dans les cœurs des incroyants qui s'enfuirent devant les musulmans.
La bataille des Coalisés (5 H ; 58 ans)
Causes de cette bataille
Après l'Hégire, les juifs eurent de la rancune contre le Prophète (??? ???? ???? ? ???) et tentèrent les Quraychites et leurs alliées de déclarer la guerre contre les musulmans en leur disant qu'ils se mirent d'accord avec les juifs des Banû Qurayzha (qui s'installèrent encore à Médine) de leur rallier dans cet attaque.
24.000 guerriers guidés par Abou Soufian et Ouyayna bin Hisn s'approchent de Médine pour encercler Mohammad et ses compagnons et s'en débarrasser.

Le creusement du fossé
Averti de ces plans, l'Envoyé d'Allah (saw) rassembla ses compagnons en priant leurs avis. Ils lui conseilla de se fortifier à Médine en se préparant de supporter un long blocage.
D'après un stratagème jusqu'alors totalement inconnu des Arabes, Salmân Al-Fârisî avait donné une idée de creuser un fossé défensif au nord-ouest de Médine parce que les autres directions furent fortifiées par les palmiers qui empêchent les chevaux des ennemis d'y pénétrer.
Le fossé fut creusé dans une semaine et le Prophète (saw) participa avec les fidèles à le creuser

L'annonce de la belle nouvelle de conquérir Ach-Châm, l'Irak et le Yémen
Al-Barâ Ibn 'Âzib (*) narre : "Pendant que nous creusions le Fossé, un rocher nous donna beaucoup de mal : aucune pioche ni massue ne l'entamait. Nous nous en sommes plaints au Prophète qui prit la pioche de Salmân Al-Fârissi et dit : "Au nom de Dieu".
Il frappa un premier coup qui arracha le tiers du rocher et une vive lumière en sortit.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar [Dieu est Grand], j'ai reçu les clés de la Mésopotamie ! Par Dieu, je viens de voir ses palais rouges à l'instant et de cet endroit !"
Puis, il frappa un deuxième coup qui en arracha un autre tiers et une vive lumière apparut dans la direction de la Perse. Le Prophète dit : "Dieu est Grand, j'ai reçu les clés de la Perse ! Par Dieu, je vois le palais blanc d'Al-Madâ'in [le nom donnée par les Arabes à la capitale de la Perse] de cet endroit même ! Gabriel m'a dit que ma nation en sera victorieuse alors soyez heureux de cette bonne nouvelle !" Puis, le Prophète frappa un troisième coup et dit : "Au nom de Dieu", le reste du rocher se brisa et une lumière vive jaillit du côté du Yemen comme une torche au cœur de la nuit noire.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar, j'ai reçu les clés du Yemen. Par Dieu, je vois d'ici les portes de Sanca."
C'est alors que les Hypocrites se dirent entre eux comme nous le révèle Coran: {Dieu et son Prophète ne nous font que de fausses promesses}. Par la suite, après la mort du Prophète (saw), le compagnon Aboû Horayra, voyant les armées musulmanes aller de victoire en victoire et de conquête en conquête disait : "Conquérez toutes les villes que vous voulez, il n'y en a pas une dont on n'a pas donné les clés au Prophète".

La multiplication de la nourriture
Jàber (*) rapporte: «Cependant que nous creusions la tranchée, le jour de la bataille de ce nom, voilà que nous fûmes arrêtés par une pierre très dure. Nous allâmes dire au Messager de Dieu (saw) : «Voilà une pierre qui arrête nos travaux de creusement de la tranchée». Il dit: «Je vais descendre dans la tranchée».
Il se leva donc portant une pierre attachée sur son ventre (pour lui calmer les douleurs de la faim). Nous étions en effet restés trois journées entières sans goûter à rien. Le Prophète (saw) saisit alors la pioche et en frappa la pierre qui ne fut plus qu'un tas de sable coulant. Je dis: «O Messager de Dieu! Donne-moi l'autorisation d'aller chez moi».
Je dis à ma femme: «J'ai vu le Prophète (saw) souffrir d'un mal (la faim) vraiment insupportable. As-tu quelque chose à manger?» Elle dit: «Seulement un peu d'orge et une chèvre».
J'égorgeai la chèvre et moulus l'orge. Nous plaçâmes la viande dans la marmite, puis j'allai trouver le Prophète (saw) cependant que la pâte de l'orge avait bien levé. La marmite posée sur des pierres était presque à point.
Je lui dis: «J'ai un modeste repas à vous offrir. Lève-toi, ô Messager de Dieu!, avec un ou deux hommes».
Il dit: «Quelle est la quantité de ce repas?»
Je le lui décrivis.
Il dit: «C'est une bonne abondance. Dis à ta femme de ne pas retirer la marmite du feu ni le pain du four jusqu'à ce que j'arrive».
Il dit alors aux hommes: «Levez-vous!»
Les Mouhàjirùn (les exilés de la Mecque) et les Ansàrs (habitants de Médine) se levèrent alors. J'entrai chez ma femme et lui dis: «Malheur à toi! Voilà le Prophète (saw) et avec lui les Mouhàjirùn et les Ansàrs ainsi que leurs suites».
Elle dit: «Est-ce qu'il t'a interrogé (sur la quantité du manger)?»
Je dis: «Oui».
Il dit alors aux hommes: «Entrez sans vous bousculer».
Il se mit à couper le pain en morceaux et à le couvrir de viande, tout en voilant la marmite avec une toile. Il voilait de même le four quand il en retirait le pain. Il le présentait à ses Compagnons et recommençait la même opération. Il ne cessa de couper le pain et de le couvrir de viande jusqu'à ce qu'ils eussent mangé à leur faim. Il en resta tout de même quelque chose. Il dit à ma femme: «Mange et offre-s'en car les gens souffrent d'une grande famine». (al-Boukhâri, Mouslim)

L'arrivée de mécréants devant le fossé
Plein de sûreté de vaincre les musulmans et d'envahir Médine, les Quraychites furent surpris et stoppés par le fossé. Ils restaient incapables de le traverser au point qu'un parmi eux tenta de le traverser mais tomba dans le fossé et fut tué à son tour.
Malgré que ce fossé ait protégé les musulmans de l'attaque des infidèles, ceux-là subirent le siège frappé autour de Médine.

Le siège
D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), "Ces mots du Coran: {Quand ils vous vinrent d'en haut et d'en bas (de toutes parts) et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges...} (33/10) firent allusion au jour du Fossé". (Mouslim n°5341)

L'aide de Nou'aym Ibn Mas'oud
Une énorme occasion apparut quand Nu'aym ibn Mas'ûd, qui embrassa l'islam en cachette et participa avec les Coalisés fut ordonné par le Prophète (saw) de semer le désordre et l'inquiétude entre les rangs des Coalisés en soulevant les juifs des Banû Qurayzha qui avaient rompu leur pacte avec le Prophète (saw) et conspiraient pour aider les Coalisés.
La ruse de Nu'aym réussit. Les dissensions entre les Coalisés s'exacerbèrent, ajoutées aux épreuves infligées par un vent violent renvoyé par Allah. Grâce à Dieu, la situation fut bouleversée et Abû Sufyân ibn Harb, chef des Coalisés, ordonna de retirer précipitamment. L'Envoyé d'Allah, lors de ce scène, a dit : "Dès ce jour, nous allons les envahir, non eux".

La contre-attaque
Après la guerre des coalisés, le Prophète avait déclaré : "Que personne n'accomplisse la prière de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza".
Les Compagnons s'étaient donc mis en route vers le lieu indiqué. L'heure de la prière de la fin de l'après-midi (al-'asr) survint cependant tandis qu'un certain nombre de ces Compagnons était encore en chemin. Un groupe parmi eux déclara alors qu'il n'accomplirait la prière qu'une fois arrivé chez les Banoû Qourayza, l'heure légale dût-elle se terminer (le Prophète n'avait-il pas dit "Que personne n'accomplisse la prière de la fin de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza" ?). D'autres Compagnons firent valoir que là n'était pas ce que le Prophète avait voulu dire, le sens de sa parole étant plutôt "Que chacun s'efforce d'arriver chez les Banoû Qourayza avant la fin de l'heure de la prière d'al-'asr". Lorsque ces Compagnons rejoignirent le Prophète, ils lui firent part des interprétations différentes qu'ils avaient eu de sa parole. Le Prophète ne blâma alors aucun des deux groupes. (al-Boukhâri)
La trêve de Houdaybiya (6 H ; 59 ans)
Le départ pour l'accomplissement de la 'Omra
Al-miswar Ibn Makhrama et Marwane racontent: le Messager d'Allah (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) partit à la Mecque en l'an six pour accomplir la 'Omra. Boudèyl Ibn Warqa Alkhouzèîi le rencontra avec des gens de sa tribu Khouza'a; ils étaient les hommes de confiance du Messager d'Allah parmi les habitants de Tihèma.
Boudèyl dit: "Je viens de laisser Kaâb Ibn Louay et 'Amir Ibn Louay, ils se sont installés aux points d'eau de Houdèybiya et ont ramené toutes leurs forces".
Le Messager d'Allah (saw) déclara: "Nous ne sommes venus pour combattre personne, mais nous sommes venus pour accomplir la 'Omra. Les qouraychites sont épuisés et endommagés par la guerre. S'ils veulent, je conclurai avec eux un traité de paix pour une certaine durée et qu'ils me laissent avec les gens. Si je suis victorieux, alors ils pourront accepter ce que les gens ont accepté, sinon ils seront débarrassés de moi. Et s'ils refusent (la paix), par celui qui détient mon âme dans sa main! Je les combattrai pour mon affaire jusqu'à ce que ma tête soit coupée, et l'ordre d'Allah sera assurément accompli".

Dans une autre version: "Malheur aux qouraychites! La guerre les a rognés. Qu'est ce qui les dérange s'ils me laissent avec les arabes? S'ils me battent, ce sera ce qu'ils voulaient. Si Allah me donne la victoire sur eux, les qouraychites pourront soit embrasser l'Islam en prospérité, soit combattre avec leurs forces s'ils n'acceptent pas l'Islam. Que s'imaginent-ils donc? Par Allah! Je ne cesserai de les combattre pour ce qu'Allah m'a envoyé jusqu'à ce qu'Allah me donne la victoire ou que ce cou soit détaché".

Durant le voyage, le Prophète (saw) multipli l'eau par miracle
Jâbir (*) rapporte que les musulmans eurent soif le jour d'Al-Hudaïbiya. Alors que le Prophète avait devant lui un récipient avec un peu d'eau dont il se servait pour faire ses ablutions, les gens se précipitèrent autour de lui. Alors, il leur demanda : "Qu'y a-t-il ?"
Ils dirent : "Ô Prophète de Dieu, nous n'avons plus d'eau pour faire nos purifications ni même pour boire sauf le peu que tu as là."
Alors le Prophète mit sa main dans le récipient et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts comme des sources. Alors nous bûmes et accomplîmes nos purifications.
Sâlim celui qui rapporte ce témoignage de Jâbir, s'enquit : "Combien étiez-vous ?"
Jâbir répondit : "Si nous étions cent mille, l'eau nous aurait suffit. Mais, nous n'étions que mille cinq cents". (al-Boukhâri, Mouslim)

L'accord de paix
Ibn 'Abbas (*) a dit: "Le Prophète (saw) lui-même, au cours de la ratification du pacte de Houdaybiya, exigea que l'on y écrive : " Ceci a été admis par le Messager de Dieu…. ".
Mais Suhayl porte-parole des polythéistes, dit alors : "Si nous avions été convaincus que tu étais un Messager de Dieu, nous ne t'aurions pas bloqué l'accès à la Ka'ba, ni ne t'aurions combattu ! Ecris plutôt : "Mouhammad Ibn Abdoullâh".
Et le Prophète (saw) accepta en disant : "Par Allah, je suis le Messager d'Allâh même s'ils le nient !".

Après l'acccord passé avec les polythéistes, Allâh annonce que cela est une victoire éclatante
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), comme les Compagnons du Prophète étaient extrêmement chagrinés du retour d'Al-Hudaybiya et alors que le Prophète y avait fait immoler les bêtes du sacrifice, ces versets furent révélés: {En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante [...] un énorme succès}. Le Prophète dit alors à ses Compagnons: "Il m'a été révélé un verset qui m'est plus cher que ce monde et tout ce qu'il comporte". (Mouslim n°3341)
Les lettres du Prophète (saw) aux rois (7 H ; 60 ans)
Le Prophète (saw) envoya au cours de la 7ème année de l'Hégire, des Emissaires chargés d'apporter des missives, frappées de son Sceau, aux dirigeants des empires afin de les convier à l'Islam et à rejetter les fausses religions. Au mois de Muharram de l'an 7, six hommes quittèrent la ville, chacun d'eux parlait couramment le dialecte de la tribu à laquelle il était envoyé.

Lettre à Héraclius
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Mouhammad, l'Envoyé d'Allah à Héraclius le chef des Romains. Salut à quiconque suit la bonne voie. Ensuite, je t'appelle à l'islam. Convertis-toi à l'islam, tu trouveras le salut et Allah te donnera une double récompense, mais si tu te détournes (de l'islam), tu seras chargé des péchés de ceux qui, de ton peuple, te suivront : {O gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah. Puis s'ils détournent le dos, dites : 'Soyez témoins que nous, nous sommes soumis}.
Héraclius lit la lettre et déclara "O Byzantins, si vous suivez le conseil de Jésus fils de Marie, vous n'en serez que mieux éclairés et plus forts".
Quel est ce conseil ? dirent les Byzantins
"Suivre ce Prophète arabe !" conclut Héraclius.
Les Byzantins rugirent de colère et brandirent la croix. En voyant leur réaction, Héraclius savait qu'il ne pouvait les convertir et ayant peur pour sa vie et son trône, il s'empressa de les calmer en leur disant "Par ces paroles, je voulais seulement m'assurer que vous teniez vraiment à votre religion, votre réaction me rassure !".

Lettre au Négus [An Najachi]
se convertit à l'Islam. Lorsqu'il reçut la lettre, il descendit de son trône, s'assis à même la terre en signe d'humilité et prononça la chahada en ajoutant "Si je pouvais me rendre chez le Prophète (saw), je n'aurais pas hésité à le faire".

Lettre à Chosroès [Kisra]
Un autre missionnaire se présenta chez Kisra (Chosroès) empereur de Perse qui déchira la lettre. A l'annonce de cette nouvelle, le Prophète (saw) déclara "Puisse Dieu déchirer son royaume".
Kisra demanda à l'un de ses gouverneurs au Yémen d'envoyer deux hommes à Médine pour lui amener le Prophète de force. Les deux hommes se rendirent à Médine où ils remirent au Prophète (saw) une lettre de leur gouverneur. Le Messager (saw) prit la lettre et demanda aux émissaires de se représenter le lendemain. Le lendemain, le Messager d'Allah (saw) annonça aux deux hommes de retourner chez leur Gouverneur en leur disant: "Dites à votre gouverneur que mon Maître a tué le sien [Kisra] cette nuit, il y a de cela sept heures". En effet, Kisra fut assassiné par son propre fils.

Lettre au Préfet byzantin de Basra
Le Prophète (saw) envoya Al harith Ben Omayr au Préfet byzantin de Basra. Ce dernier fit ligoter l'émissaire et le tua.

Mariage avec Maria
Un souverain chrétien, ou le Muqawqis d'Egypte lui envoya deux femmes esclaves qui étaient sœurs en guise de cadeau (en réponse à une lettre du Prophète les invitant à embrasser l'Islam), accompagnées d'un beau vêtement et de quelques médicaments, le Prophète accepta une des deux filles, Maria, dans son foyer: il donna sa sœur Serene à un homme qu'il souhaitait honorer, à savoir Hassân Ibn Thâbit.
Il accepta le vêtement, et renvoya les médicaments avec le message : "Ma sounna est mon médicament".
La bataille de Khaybar (7 H ; 60 ans)
Les Banû Nadîr, installés à Khyibar, ne restèrent pas tranquilles. Ce sont eux qui organisèrent la guerre dite du Fossé. Après la trêve de Houdaybiya avec les Mecquois ils furent isolés et, quelques semaines après, leurs 20.000 combattants livrèrent bataille e aux 1500 musulmans dirigés par le Prophète en personne.

L'arrivée aux portes de la ville
Arrivés aux portes de la ville, le Messager d'Allah (saw) implora Dieu en ces termes "O Dieu, Seigneur des Cieux et de tout ce qu'ils couvrent, Seigneur de la terre et tout ce qu'elle porte, Seigneur des démons et de tous ceux qu'ils égarent, Seigneur du vent et de tout ce qu'il emporte, nous te demandons de nous livrer le meilleur de ce que contient ce village, l'élite de ses habitants et de nous préserver du mal qu'ils pourraient nous faire".

L'étandard des musulmans chez Abou Bakr puis 'Omar (*)
Le jour de la bataille de Khaybar, Abou Bakr (ra) porta l'étendard, mais comme il revint du combat sans avoir conquis la ville, Omar (ra) le lui prit le lendemain sans toutefois avoir plus de succès qu'Abou Bakr.

Le Prophète (saw) choisi 'Ali (*) pour porter l'etandard des musulmans
Selon Abou hourayra (*), le Messager de Dieu (*) a dit le jour de la bataille de Khaydar: "Je donnerai certainement la bannière à un homme qui aime Dieu et Son Messager. Dieu donnera par lui Sa victoire".
'Omar (*) dit: "Je n'ai jamais aimé le commandement sauf ce jour-là".
Je me suis donc précipité à l'avant dans l'espoir d'être appelé à porter l'étendard. Mais le Messager de Dieu appela 'Ali Ibn Abi Tâlib et lui donna la bannière en lui disant: "Marche sans te retourner jusqu'à ce que Dieu te donne la victoire"
'Ali se mit en marche puis s'arrêta un moment sans se retourner et cria: "O Messager de Dieu! A propos de quoi dois-je combattre ces gens?" Il dit: "Combats-les jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'y a de dieu q ue Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu. Dès qu'ils font cela, ils ont mis à l'abri (de toi) leur sang et leurs biens sauf pour ce qui est de leurs redevances légales et c'est uniquement à Dieu de leur demander des comptes"". (Mouslim)

La victoire
Ali (*) partit au combat et conquit Khaybar exceptés deux forts de la ville qui furent assiégés pendant plusieurs jours. Les habitants de ces deux forts supplièrent le Messager d'Allah (saw) de les laisser partir indemnes en contrepartie de leurs biens et ils lui demandèrent également la possibilité de continuer à cultiver leur terre parce qu'ils la connaissaient bien. Le Messager accepta mais il précisa "Si nous voulons vous chasser de vos terres, nous le ferons".
A la reddition, on les désarma, puis on leur pardonna, leur imposant seulement un impôt foncier égal à l'impôt pratiqué à Médine.

Le mariage avec Safiya (**)
Safiya fut capturée et son lot échut à Dihya al-Kalbi. On fit savoir au Prophète (saw) que telle femme noble et de sang Prophétique ne devait revenir qu'à lui. Il la prit et donna à Dihya sept captifs en échange y compris les deux cousines paternelles de Safiya.
Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (saw). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.
La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.
Le Prophète (saw) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.
Le Prophète (saw) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce qu'Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"

Safiya accepta immédiatement l'invitation à l'Islam du Prophète (saw).
Après la période de veuvage le Saint Prophète l'émancipa et l'épousa. Les gens surent qu'il l'avait épousée quand elle prit le voile. Les noces durèrent trois jours et trois nuits entre Khaybar et Médine.

L'empoisonnement
Après la bataille, Zaynab Bent Al Hareth présenta de la viande de mouton empoisonnée au Messager (saw). Le Prophète (saw) commença a en manger mais la recracha . Cependant un compagnon Bichr Ben Al Bara en mangea et mourut peu de temps après.
La femme avoua son méfait. Le Prophète (saw) lui demanda les raisons de son gestes.
Elle répondit "Ma tribu m'a raconté à ton sujet des histoires qui ne te sont plus cachées. Je me suis dit que si tu étais un roi, nous serions débarrassés de toi et que si tu étais un Prophète, tu en serais averti !".
Quant au sort qui fut réservé à l'empoisonneuse, les avis divergent, certains disent que le Prophète (saw) l'auraient grâcié et d'autres disent qu'elle aurait été livré à la famille de Bichr.

Le retour de Ja'far (*)
Tandis que le Messager d'Allah (saw) était encore à Khaybar, Jafar Ben Abi Taleb vint le trouver avec seize hommes et femmes du Yémen. Il revenait d'Ethiopie. Le Prophète (saw) l'étreignit et lui donna un baiser entre les deux yeux. Il lui versa une partie du butin après avoir eu l'autorisation des Musulmans.
La conquète de la Mecque (8 H ; 61 ans)
Cause de cette conquète
Les Musulmans avaient conclu avec les Polythéistes une trêve à Houdaybiya qui devait durer 10 ans. Cependant, une coalition polythéistes attaquèrent de nuit les Banous Khouza'a, endormis, qui étaient sous la protection des Musulmans et tuèrent vingt hommes.

la tentative de médiation
Les Qoraïchites regrettèrent leur trahison et envoyèrent Abou Soufyân en médiateur, mais ce dernier ne put obtenir gain de cause et s'en retourna à la Mecque.

Le départ vers la Mecque
Le Prophète (saw) se prépara secrètement pour une expédition et pria Dieu en ces termes: "Mon Dieu, ferme les yeux aux Qoraichites, afin qu'ils ne nous voient que trop tard".

La tentative d'information des Mecquois
Hateb Ibn Abi Baltaâ voyant tout ce qui se passait, écrivit une missive pour les Chefs Qoraichites afin de les prévenir de l'attaque des Musulmans.
Ali (*) raconte : "Le Prophète (saw) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit: "Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".
Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait. Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager d'Allah (saw). Le prophète (saw) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (saw) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?". Hateb répondit: "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Qoraïchites".
A ce propos Dieu révéla: {O vous les Croyants, ne prenez pas pour patrons mes ennemis et les vôtres en leur manifestant de l'amitié alors qu'ils ne croient pas à la Vérité qui vous est parvenue... Quiconque, parmi vous, agit ainsi, s'égare hors du chemin droit} (60/1)
Omar intervint et dit: "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!". Le Prophète (saw) dit: "Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Dieu a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à Badr".

Le rejoignement des tribus
Les Musulmans se rendirent à la Mecque et au fur et à mesure qu'ils en approchaient des tribus venaient se joindre à eux, leur nombre atteignaient désormais 10 000 combattants.

La capture des espions et la prêche
Les Qouraychites s'atttendant à une attaque envoyèrent en observation Abou Soufyân, Hakim Ibn hizam et Boudayl Ibn Warq. Ils furent capturés par les Musulmans alors qu'ils approchaient de Marr Al Dhahran.
Le Messager d'Allah (saw) demanda à les voir et s'entretint avec Abou Soufyân. Il lui dit :"N'est il pas temps que tu admettes qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et que je suis son Messager ?"
Abou Soufyân répondit : "j'en doute encore !".
Al Abbas (ra) qui était présent lui dit :"Convertis toi et prononce les deux attestations avant que je ne te tranches la tête".
Abou Soufyân s'exécuta et se convertit aussitôt.
Le prophète (saw) déclara: "La protection est assurée à celui qui entre dans la maison d'Abou Soufyân, ferme sa porte derrière lui ou entre dans la mosquée".
Il dit à Abbas (*): "Garde Abou Soufyân dans le défilé où il pourra contempler l'armée de Dieu en marche!".

L'entrée dans la Mecque
Le Prophète (saw) ordonna aux armées de ne combattre que ceux qui se montreraient hostiles, il dit: "Voici venu le jour de la clémence en non le jour de deuil et de carnage, aujourd'hui Dieu honorera la Ka'ba". Cependant, il ajouta dix personnes dont 4 femmes dont il cita les noms, entre autres Ikrima Ibn Abi Jahl, Hind Ibnt Otba, Meqias Ibn Sababa Al Laïthi... devront être tués.
Le Prophète (saw) ordonna aux armées d'entrer par différentes portes de la Mecque.
A l'entrée de la Mecque, Khalid Ibn Al Walid rencontra une résistance et dut se défendre contre un groupe de polythéistes. La conquête de la Mecque fit au total 28 morts.

La visite de la Ka'ba
Le Messager de Dieu (saw) se dirigea droit au temple, psalmodiant sans cesse et la tête baissée en signe d'humilité la sourate "du secours".
Jâbir Ibn 'Abdillâh et 'Abdullâh Ibn Mas'ûd - que Dieu les agrée dirent : "Il y avait 360 idoles autour de la Ka'ba fixées dans les rochers avec du plomb. Le jour où le Prophète (saw) conquit la Mecque, il alla à la Ka'ba. Sans toucher les idoles, il pointa chacune d'entre elles et dit : {La Vérité (l'Islam) est venue et la vanité a disparu. Car la vanité est destinée à disparaître.} (17/81). Chaque fois que le Prophète (saw) pointa une idole avec son barreau, elle s'écroulait". (Al-Boukhârî, Mouslim, Al-Bazzâr, At-Tabarânî et Abû Ya'lâ)
Le temple de la Ka'ba renfermait également des idoles ainsi que des peintures représentant Ibrahim et Ismaïl (as) tenant en main les flèches du sort. Le Prophète (saw) déclara : "Malheur aux idolâtres, qu'ont de commun avec Ibrahim et Ismail, les flèches du sort dont ils ne se sont jamais servis !".
Ayant fait sortir les idoles, le Prophète (saw) entra dans le temple, prononça la formule "Allahou Akbar" et quitta la Ka'ba sans avoir prié.
A sa sortie, il remit les clé de la Ka'ba à Othman Ibn Talha (*) en ajoutant "Ce n'est pas moi qui vous confie ces clés mais Dieu. Seul, un homme injuste vous la reprendrait".

Le discours
Le Messager d'Allah (*) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Les hommes vinrent en grand nombre pour embrasser la religion de Dieu.
Le Messager d'Allah (*) fit un discours et dit : "Dieu a fait de la Mecque une ville sainte mais les gens ne l'ont pas considérée comme telle. Il n'est pas permis à un Croyant qui croit en Dieu et au jour dernier d'y verser le sang ou de tailler les branches de ses arbres, si quelqu'un vous permet de déroger à cette loi, sous prétexte que l'Envoyé de Dieu (saw) y a combattu, dites lui que Dieu a permis à son Envoyé de combattre dans ce territoire mais non pas à vous; et Dieu ne m'a donné cette autorisation que pendant une partie de la journée; aujourd'hui la Mecque a recouvert son caractère sacré d'hier. Que celui qui est présent transmette ceci à l'absent".

Le serment d'allégeance
Après cela, hommes et femmes vinrent faire serment d'allégeance auprès du Messager d'Allah (saw), parmi les femmes se trouvaient Hind Ibnt Otba. Arrivée devant le Messager (saw) elle demanda son pardon pour ce qu'elle avait fait par ignorance. Certains de ceux dont le Prophète (saw) avait autorisé le meurtre furent tués, d'autres se convertirent.

La tentative de meurtre
Foudala Ibn Omaïr al Laithi tenta de tuer le Messager d'Allah (saw) alors qu'il faisait les circuits sacrés autour de la Ka'ba.
Quand il s'approcha du Prophète (saw), celui ci lui demanda s'il s'appelait Foudala, il lui répondit par l'affirmative. Le Prophète (saw) lui dit "A quoi pensais tu ?"
"je pensais à Dieu" répondit Foudala.
Le Messager d'Allah (saw) sourit et lui dit: "Implore le pardon du Seigneur" puis il posa sa main contre la poitrine de Foudala pour l'apaiser.
Ce dernier raconte: "Quand il retira sa main, je l'aimais plus que tout autre créature de Dieu". (Ibn Hicham)

Le temps passé à la Mecque
Ibn Abbas (*) rapporte que le Prophète (saw) passa dix neuf jours à la Mecque pendant lesquels il raccourcit la prière, en se contentant de deux rak'âtes pour les prières en comportant quatre. (al-Boukhâri)

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